Nîmes : un Salon de l’immobilier et un marché dynamique

Au Parc Expo du vendredi 13 octobre jusqu’à dimanche 15 octobre, tout pour réaliser son projet immobilier.

Ce vendredi, s’ouvre pour trois jours le Salon de l’immobilier au parc des expositions. L’occasion de dresser un état des lieux du marché nîmois avec Romain Tissot, vice-président départemental de la Fnaim.

Quelle est la tendance actuelle du marché de l’immobilier à Nîmes ?

Nous sommes sur une année 2017 positive. Nous enregistrons 15 % de transactions supplémentaires au regard de 2016. Ce qui est plutôt rassurant.

Cela peut aussi vouloir dire que l’année 2016 n’avait pas été bonne…

Comme toute année précédant des élections, le premier semestre de 2016 avait été freiné par l’incertitude. Les gens semblent attendre les résultats d’une élection pour s’engager dans une transaction. Mais déjà lors du second semestre de 2016, on sentait un frémissement. Il se confirme en deuxième partie de 2017. On surfe sur une bonne dynamique avec une démographie grimpante, une demande toujours constante sur le secteur nîmois et des taux d’intérêt qui restent très attractifs.

Quel est le prix moyen du mètre carré à Nîmes ?

Si nous faisons sérieusement notre travail, il n’est pas possible de répondre de façon pertinente à cette question. À Nîmes, comme ailleurs, il n’y a pas un marché mais des marchés. Chaque quartier à sa particularité. On peut être à 500 €/m2 dans certains secteurs et à 2 500 €/m2 dans d’autres. Le prix dans l’Écusson n’est pas celui du Mas de mingue. C’est tout le travail des professionnels de l’immobilier dignes de ce nom : fournir une estimation précise d’un bien en prenant en compte toutes ses caractéristiques. Dans un même immeuble, deux appartements peuvent avoir des prix de vente bien différents, alors parler d’un prix moyen pour l’ensemble d’une ville n’a pas trop de sens, à mon avis.

Actuellement, existe-t-il des secteurs en plein “boom” à Nîmes ?

Il ne s’agit pas d’un “boom” mais d’un effet de niche très précis sur le secteur Nord-Garrigues où une modification du PLU va rendre certains terrains non-constructibles dans peu de temps. Leur prix chute donc sérieusement pour qu’ils soient vendus tant qu’ils sont constructibles. On a des parcelles de 3 000 m² à 140 000 €. Elles en valaient 250 000 €, il y a peu !

Des affaires ?

Ce sont des transactions qu’il faut border juridiquement pour être sûr que le terrain acheté est bien constructible.

Comment en obtenir la garantie ?

Pour s’assurer qu’un terrain est constructible, il faut soit qu’un permis de construire ait déjà été accordé soit demander un certificat d’urbanisme professionnel qui fige la “constructibilité” du terrain sur trois ans. Bref, mieux vaut être accompagné d’un professionnel de l’immobilier !

# Le programme : les 13, 14 et 15 octobre. Au parc des expositions  de Nîmes. Entrée gratuite. Vendredi et samedi, de 10 h à 19 h. Dimanche, de 10 h à 18 h. L’inauguration du salon aura lieu ce vendredi à 11 h 30.