Le marché immobilier gardois à la loupe

Avec des prix de vente de biens moins élevés que ceux pratiqués dans les secteurs d’Avignon et de Montpellier, le département attire de plus en plus d’acheteurs. Le contexte national, avec des taux d’intérêt très bas, pousse à devenir propriétaire. Le salon organisé par Midi Libre ouvre ce vendredi 11 octobre au parc des expositions de Nîmes.

Dopé par des taux d’intérêt de plus en plus bas et par des prix encore abordables par rapport à Avignon et à Montpellier, le marché de l’immobilier nîmois et plus généralement gardois connaît une embellie. « C’est un secteur très porteur, bien équilibré où il y a autant de vendeurs que d’acheteurs », signale Me Pierre Devine, président de la chambre des notaires du Gard. « Si on emprunte sur 15 ans, le taux sera autour de 1 % et ça continue de baisser », ajoute le professionnel.

Foncier, denrée rare

Le Gard gagne chaque année des habitants, attirés par le soleil mais aussi par des prix encore abordables. Il semble pourtant de plus en plus délicat de loger tout ce monde si l’on en croit les professionnels du secteur de l’immobilier qui évoquent les multiples contraintes qui pourraient bloquer une partie de cette économie lucrative. Les promoteurs réfléchissent déjà aux programmes qui permettent de rénover davantage les habitations plutôt que de lorgner sur du foncier, désormais plus rare. Les Plans de prévention des risques inondations ainsi que la préservation de zones agricoles et environnementales sont passés par là. Pour que le Gard garde tout son charme.

Tout est réuni pour un marché immobilier gardois dynamique

Présidente de la Fédération nationale de l’immobilier du Gard, premier syndicat professionnel, Sarah Galibert indique que tous les indicateurs sont au vert : « Tout est réuni pour un marché immobilier gardois dynamique ! Le maintien des taux bas incite 66 % des particuliers à considérer la conjoncture favorable à l’achat. Le pouvoir d’achat des ménages est assez stable puisque la hausse des prix est compensée par la baisse des taux. Plusieurs profils d’acquéreurs sont présents sur le marché : les primo-accédants sont nombreux, ce qui est un indicateur très positif. »

Primo-accédants

On devient propriétaire de plus en plus tôt selon Sarah Galibert : « L’immobilier est une valeur refuge. Les investisseurs commencent de plus en plus jeunes. On souhaite se constituer un patrimoine immobilier de plus en plus tôt ! »

Du côté de la Fnaim, les agents immobiliers ont remarqué pour le Gard ce phénomène : « Concernant les prix du département nous sommes entre une stabilité et une hausse selon les secteurs et types de biens. Il y a plus de demandes que d’offres et les délais de ventes de biens mis en vente par des professionnels sont très courts. »

Toutefois, Me Devine voit quand même dans le contexte actuel quelques spécificités qui l’interpellent : « Je ne comprends pas pourquoi : au plus l’emprunt est sur du long terme, au plus le taux est plus cher. Les primo-accédants sont pénalisés. » L’autre sujet qui suscite l’incompréhension du président de la chambre de notaires concerne la position de l’État « qui dans sa communication pousse à l’accession à la propriété mais n’a rien modifié. Un particulier qui dépose un permis de construire va devoir attendre huit mois à un an après le compromis avant d’entamer les travaux. Ce système complexe bloque l’économie. »

Recherche terrains à bâtir…

Si la situation sur le marché de l’immobilier soulève l’enthousiasme chez les professionnels du secteur, le Gard connaît toutefois quelques difficultés notamment en termes de terrains à bâtir. « C’est une denrée rare, ce qui fait augmenter les prix. Il ne faudrait pas que ça crée une bulle spéculative avec plus de demandes que d’offres », prévient Me Devine qui préside la chambre des notaires du Gard. « Il n’y a pas non plus une opulence de biens en terme de logements neufs. Le dispositif Pinel est le seul sur le marché de l’investissement », ajoute-t-il. Romain Tissot, promoteur immobilier nîmois qui sortira en juin2020 à Capouchiné “Le jardin de la Moneda” (83 logements avec FDI), constate aussi sur le terrain les contraintes « liées au PPRI (Plan de prévention des risques inondations), aux règles d’urbanisme car on ne peut pas faire n’importe quoi dans le centreville historique. »

Selon Olivier Bonicel à la tête de la holding OB Développement « le beau patrimoine que nous avons sur Nîmes peut être considéré comme une contrainte mais c’est aussi un atout. On a besoin à l’avenir de reconstruire la ville sur la ville, de densifier verticalement. »

Les promoteurs lorgnent aussi sur la zone de Manduel, là où la gare TGV sera livrée en décembre prochain. Olivier Bonicel porte par exemple le projet de 39 logements dans l’ancienne cave coopérative de cette commune. Il croit à l’écoquartier d’Hoche Sernam, là où le Carré Palascio avec 129 logements va sortir de terre à partir de cet automne : « Nîmes constitue 20 % de mon activité. C’est un très bon marché avec des prix abordables. Pour créer la demande, il faut produire l’offre. »

Toutefois, à en croire le président de la chambre des notaires, pour trouver un immeuble neuf en copropriété au centre d’un bourg, il vaut mieux se rendre hors de Nîmes. « C’est plus facile à construire dans ces communes, donc plus simple pour les propriétaires de trouver ce genre de biens, mais c’est plus cher aussi. »

Dirigeant de la holding familial qui sort les programmes des Villégiales, Fabien Penchinat résume la situation : « Le Sud reste attractif car il y fait bon vivre. Les gens auront toujours besoin de logement mais je suis plus inquiet quand je constate qu’il est plus difficile de sortir de projets à cause des contraintes, ce qui risque de faire exploser les prix. »

Les perspectives de 2020

Pour les perspectives de 2020, Sarah Galibert se veut encore confiante : « Le marché de la transaction devrait être encore dynamique selon l’évolution des taux de crédit. » Me Devine y met un bémol notamment si la baisse des taux se confirme : « Les banquiers, qui ne gagnent plus d’argent, pourraient être de plus en plus exigeants pour accorder un prêt même s’ils n’ont pas le droit de s’y opposer. Cela peut paralyser les taux. Il faut que tout le monde trouve son compte. C’est encore le cas actuellement mais une nouvelle baisse des taux pourrait changer la donne… »

Le département du Gard garde toutefois de nombreux atouts, attire par sa richesse patrimoniale, ses journées ensoleillées, ses paysages et donc ses prix à l’achat qui restent raisonnables par rapport aux secteurs avignonnais et montpelliérains. Un afflux de futurs acheteurs qui laissent ainsi place davantage à l’optimisme.

Des immeubles de bureaux en vogue

L’immobilier d’entreprise se porte bien après la sortie de terre de programmes d’importance ces derniers mois comme les 6 700m² du PGB 123 porté par Stéphanie Sagnard et Tissot, signé par l’architecte Ricciotti avec cette vue du périphérique sur ces jeans empilés figurant sur les baies vitrées.

Dans quelques mois, le conseil départemental s’y installera. Avec trois programmes, dont Arteparc, plus le projet de Maison de l’entreprise de 6 000 m² porté par la CCI, le parc Georges-Besse est bien rempli. C’est ici, derrière l’Urssaf, que le promoteur Tissot annonce le début de construction de bureaux de 2 800 m² en octobre et la réalisation d’un parking silo de 350 places opérationnel fin 2020. Tissot louera les abonnements.

Le groupe, leader en la matière, est en train de construire le deuxième bâtiment de bureaux Alphatis II (5 000 m2) à Capouchiné, près du périphérique. La MSA est pressentie pour l’occuper. Un programme majeur après l’Arche Botti et l’Axiome.

Mais Tissot pourrait ne pas être retenu parmi les deux équipes de promoteurs qui vont œuvrer sur Grézan 5 : « On est un acteur dynamique qui crée de l’emploi mais on a l’impression que l’Agglo préfère plutôt des Parisiens que des locaux sur ce projet », déplore Romain Tissot. Par ailleurs, Mitra prend son envol à Garons alors que les promoteurs lorgnent du côté de la future gare TGV de Manduel et de sa zone d’activités. En revanche, le centre-ville nîmois semble être moins convoité par les entreprises et sociétés au profit de la périphérie.

YAN BARRY

Nîmes : inauguré ce vendredi, le salon de l’immobilier se tient jusqu’à dimanche

Événement Midi Libre Events, il se déroule au parc des expositions

Le salon de l’immobilier de Nîmes se tient de ce vendredi et jusqu’à dimanche, de 10 h à 18 h, au parc des expositions. Il est organisé par Midi Libre Events, avec l’appui de la CCI de Nîmes.

L’inauguration a eu lieu ce vendredi à la mi-journée, en présence notamment de Claire Charbonnel, directrice générale déléguée du groupe Midi Libre, et Eric Giraudier, le président de la CCI. L’occasion pour Claire Charbonnel de dire aux professionnels du secteur que ce salon « était là pour vous aider, dans un contexte économique favorable et sur un territoire attractif ». « Ce salon répond à une réelle demande et aux besoins des entreprises du département », a enchaîné Eric Giraudier.

Stands et nouveautés

Plusieurs dizaines de stands permettent aux visiteurs d’être éclairés sur le marché de l’immobilier gardois et sur la conjoncture. Des agences immobilières, des promoteurs, constructeurs de maisons individuelles, des organismes financiers, institutionnels présentent ainsi leur vision du secteur.

Parmi les nouveautés, un espace de “co-brand standing”  ouvert aux visiteurs qui souhaitent bénéficier de conseils personnalisés concernant l’investissement, la rénovation, les aspects juridiques de l’immobilier.
Le public peut par ailleurs bénéficier de consultations gratuites et individuelles d’une vingtaine de minutes chaque jour de la manifestation, de 14 h à 18 heures. L’Ordre des avocats et Décoration Sud, expert en “homestaging”, seront notamment présents.

Par ailleurs, des conférences permettront d’éclairer le public sur différents points liés à l’immobilier.

Rédaction par Midi Libre

Nîmes : l’immobilier tient salon au parc des expos

Le salon de l’immobilier, organisé par Midi Libre, se tient au parc des expos de Nîmes jusqu’à dimanche soir. 

Le salon de l’immobilier a ouvert ses portes ce vendredi au parc des expos de Nîmes. Il se tient jusqu’à dimanche soir (de 10 heures à 18 heures), et propose une offre très variée de logements.

Des nouveaux programmes sont commercialisés par les promoteurs à l’occasion du salon, tandis que les agents immobiliers proposent leur catalogue de logements existants, en ville, en périphérie, dans le neuf, dans l’ancien, la gamme nîmoise est large !

Nîmes : le pari vert du promoteur montpelliérain

Cyril Meynadier est le promoteur d’Opalia qui, à Montpellier, réalise l’Arbre blanc.

A Nîmes, il sort son premier projet, au Carreau de Lanes, les Roches blanches.

Les Roches blanches sont un programme de 60 villas et 124 logements en collectifs, en commercialisation au salon de l’immobilier, qui se poursuit ce dimanche, au parc des expositions de Nîmes (10 h à 18 heures).

Dans le secteur de Carreau de lanes, en pleine zone de garrigue, le promoteur Cyril Meynadier veut reconstituer la nature que les terrassements ont détruit.  » Nous essayons à chaque fois de nous différencier, soit par une signature architecturale forte, comme dans notre immeuble l’Arbre blanc, à Montpellier, soit, ici, par une intégration dans ce magnifique paysage de garrigue. Pour que les habitants aient le sentiment, dès deux ou trois ans après la construction, que la nature a repris ses droits, nous travaillons avec un paysagiste. » explique le promoteur.

Opalia a acheté des sujets aux pépinières de BRL, les plus proches de ce qui existait, qui seront plantés et replantés afin d’être déjà prêts à s’adapter au futur lotissement.

Un nouveau quartier nîmois verra le jour, révélateur d’un dynamisme qui ne demande qu’à s’exprimer selon le promoteur.

Nîmes : le sixième salon de l’immobilier a ouvert ses portes

Le sixième salon de l’immobilier organisé par Midi Libre a ouvert ses portes ce vendredi 12 octobre pour trois jours, au parc des expos de Nîmes.

Quarante professionnels du secteur sont présents répondant à toutes les questions des visiteurs. Plusieurs promoteurs locaux profitent du salon pour commercialiser de nouveaux programmes (dans l’eco quartier Hoche, en centre-ville à côté de la porte Auguste, en bord de périphérique etc.) Les agents immobiliers sont aussi sur place avec toute la diversité de leurs offres.

Un espace conseil est également proposé avec l’ordre des avocats.

Marie-Reine Delbos, adjointe à l’urbanisme à salué le dynamisme du marché nîmois. « Nous avons de grands projets qui sortent de terre », évoquant le nouveau PLU de la ville, révisé cet été.

 « Il y a beaucoup d’imagination et de créativité, notamment en ce qui concerne l’environnement », a noté Jacky Raymond, pour l’agglo de Nîmes Metropole.

Olivier Biscaye, rédacteur en chef de Midi Libre, tout comme Jean-Claude Poizat, directeur de l’Agence (Midimedias), ont redit le souci du groupe d’être « au plus près des acteurs de l’économie locale ».

Nîmes : un Salon de l’immobilier et un marché dynamique

Au Parc Expo du vendredi 13 octobre jusqu’à dimanche 15 octobre, tout pour réaliser son projet immobilier.

Ce vendredi, s’ouvre pour trois jours le Salon de l’immobilier au parc des expositions. L’occasion de dresser un état des lieux du marché nîmois avec Romain Tissot, vice-président départemental de la Fnaim.

Quelle est la tendance actuelle du marché de l’immobilier à Nîmes ?

Nous sommes sur une année 2017 positive. Nous enregistrons 15 % de transactions supplémentaires au regard de 2016. Ce qui est plutôt rassurant.

Cela peut aussi vouloir dire que l’année 2016 n’avait pas été bonne…

Comme toute année précédant des élections, le premier semestre de 2016 avait été freiné par l’incertitude. Les gens semblent attendre les résultats d’une élection pour s’engager dans une transaction. Mais déjà lors du second semestre de 2016, on sentait un frémissement. Il se confirme en deuxième partie de 2017. On surfe sur une bonne dynamique avec une démographie grimpante, une demande toujours constante sur le secteur nîmois et des taux d’intérêt qui restent très attractifs.

Quel est le prix moyen du mètre carré à Nîmes ?

Si nous faisons sérieusement notre travail, il n’est pas possible de répondre de façon pertinente à cette question. À Nîmes, comme ailleurs, il n’y a pas un marché mais des marchés. Chaque quartier à sa particularité. On peut être à 500 €/m2 dans certains secteurs et à 2 500 €/m2 dans d’autres. Le prix dans l’Écusson n’est pas celui du Mas de mingue. C’est tout le travail des professionnels de l’immobilier dignes de ce nom : fournir une estimation précise d’un bien en prenant en compte toutes ses caractéristiques. Dans un même immeuble, deux appartements peuvent avoir des prix de vente bien différents, alors parler d’un prix moyen pour l’ensemble d’une ville n’a pas trop de sens, à mon avis.

Actuellement, existe-t-il des secteurs en plein “boom” à Nîmes ?

Il ne s’agit pas d’un “boom” mais d’un effet de niche très précis sur le secteur Nord-Garrigues où une modification du PLU va rendre certains terrains non-constructibles dans peu de temps. Leur prix chute donc sérieusement pour qu’ils soient vendus tant qu’ils sont constructibles. On a des parcelles de 3 000 m² à 140 000 €. Elles en valaient 250 000 €, il y a peu !

Des affaires ?

Ce sont des transactions qu’il faut border juridiquement pour être sûr que le terrain acheté est bien constructible.

Comment en obtenir la garantie ?

Pour s’assurer qu’un terrain est constructible, il faut soit qu’un permis de construire ait déjà été accordé soit demander un certificat d’urbanisme professionnel qui fige la “constructibilité” du terrain sur trois ans. Bref, mieux vaut être accompagné d’un professionnel de l’immobilier !

# Le programme : les 13, 14 et 15 octobre. Au parc des expositions  de Nîmes. Entrée gratuite. Vendredi et samedi, de 10 h à 19 h. Dimanche, de 10 h à 18 h. L’inauguration du salon aura lieu ce vendredi à 11 h 30.